La couche qu'on ne voit jamais
Refaire un parement est le seul moment où l'enveloppe d'un bâtiment est accessible. C'est l'occasion d'ajouter l'isolation extérieure et de corriger l'étanchéité à l'air, deux travaux impossibles à faire ensuite sans tout rouvrir. Passer à côté, c'est reporter de trente ans.
L'isolation continue
Un panneau isolant rigide posé à l'extérieur de la structure couvre les colombages, qui sont autrement des ponts thermiques sur toute la hauteur du mur. L'effet se mesure en confort autant qu'en chauffage : moins d'écart de température entre le centre d'une pièce et la surface d'un mur extérieur.
Le point de rosée
Ajouter de l'isolant à l'extérieur réchauffe la face intérieure du mur et éloigne le point de condensation de la structure. C'est un gain, à condition que les proportions soient respectées entre isolation extérieure et isolation intérieure. Mal dosé, l'assemblage piège l'humidité au lieu de la déplacer : cela se calcule, cela ne s'improvise pas.
Étanchéité à l'air et pare-intempéries
Deux fonctions distinctes, souvent portées par la même membrane. L'étanchéité à l'air se joue aux jonctions : rubans aux chevauchements, retours dans les ouvertures, raccord au bas du mur et au plafond du dernier étage. Une membrane parfaite avec des jonctions ouvertes ne sert à rien.
Ce qui change pour les occupants
Moins de courants d'air froid le long des murs, une facture de chauffage plus basse, et une structure qui ne reçoit plus l'humidité de l'air intérieur. C'est le travail le moins visible du chantier et celui qui a le plus d'effet.